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le 01 Juillet 2010

Les Français et le sucre

Une enquête Opinion Way* commandée par la Collective du Sucre montre que l’image du sucre et des produits sucrés est positive auprès des consommateurs, avec une note de 6,5 /10 (le lait obtient 6,8/10, la viande 6,7, le beurre 6,2, le sel 5,4 ou les huiles de cuisson 4, 9).

Le sucre se dégage de cette étude avec une forte co-notation de « produit authentique et traditionnel » (80 %). Il est perçu comme « produit d’origine naturelle » par 57 % des consommateurs, tandis qu’ils sont 40 % à penser que le sucre subit une importante transformation industrielle.

Le sucre reste un aliment irremplaçable (70 %), un ingrédient de base dans la cuisine (82 %), au même titre que la farine, le lait ou les œufs.

Le sucre est un aliment Plaisir (89 %), de goût (89 %) et pour le dessert : ils sont ainsi 66 % à « garder une place pour le dessert ».

Enfin, 79 % des personnes sont convaincus que le sucre a toute sa place dans l’équilibre alimentaire et qu’il est une source d’énergie pour l’effort (90 %), ils sont en revanche 54 % à déclarer consommer « moins de sucre qu’avant ». 

*Cette enquête a été conduite en octobre 2009 auprès d’un échantillon de 2001 personnes représentatif de la population française âgée de plus de 15 ans.

 

www.Extrasucre.org

le 01 Juillet 2010

Les Français et les emballages

IFOP a réalisé un sondage* pour Alliance Carton Nature afin d'évaluer la sensibilité des Français sur les questions d'emballage.

Il ressort que l'impact de l'emballage sur l'environnement figure aujourd'hui en bonne place dans les critères d'achat des produits alimentaires. Il intervient juste après le côté "pratique" du conditionnement (1-Praticité (92 %), 2-Environnement 67 %), 3-Poids (30 %), 4- Esthétique (11 %). Par ailleurs, 85 % des personnes interrogés souhaitent savoir si l'emballage est recyclable et 75 % s'il est issu de ressources renouvelables. Ils attendent aussi que les grandes surfaces mettent en avant les produits dont le contenant est plus respectueux de l'environnement et sont à 84 % prêts à changer d'enseigne. Les consommateurs font confiance aux Associations (81 %) ou aux Organisations Non Gouvernementales (66 %) pour délivrer des informations fiables et accordent moins de crédits aux marques & fabricants (18 %).

La brique représente pour les Français, un emballage facile à ranger (92 %), recyclable (90 %), qui conserve mieux les aliments (77 %), facile à trier (73 %) et le plus respectueux de l'environnement (67 %).

La boîte en métal est l'emballage le plus associé à la conserve (73 %) comparé au bocal en verre (34 %) et la brique (4 %). Les légumes (94 %) sont la première famille associée à la boîte en métal et le prix est la principale motivation d'achat, puis son utilisation rapide (28 %) et la praticité (21 %). Le goût n'obtient que 16 % des mentions. Elle est facile à stocker, à ouvrir et prête à l'emploi mais le point faible reste l'appétence.

Quant au verre, il reste le matériau le plus sain et le plus hygiénique pour ¾ des Français, synonyme de qualité et traditionnel pour 2/3 des sondés. Les consommateurs répondent que le verre est neutre (100 %), esthétique (77 %). Il est le favori des Seniors.

*Sondage réalisé du 16 au 18 février 2010 sur un échantillon représentatif de 1005 personnes âgées de 18 ans et plus.

le 01 Juillet 2010

Equilibre alimentaire dans la population étudiante :

L'Union Nationale des Mutuelles Etudiantes Régionales (USEM) a réalisé une enquête qui montre que 60 % des étudiants pensent avoir une alimentation équilibrée. Cependant, ils sont 95 % à grignoter dans la journée quelque soit leur morphologie. 20 % des étudiants ne prennent que 2 repas par jour, 24 % ne mangent pas de fruits tous les jours, 35 % pas de légumes et 14% ni fruit ni légumes ! Cependant, ils sont 50 % à se préoccuper de leur poids. Après le stress et le sommeil, l'alimentation est un des thèmes de prévention de santé récurrent pour lequel les étudiants aiment être informés. Nutrinews N°10

le 22 Juin 2010

Des réformes dans l’étiquetage alimentaire à l’échelle européenne.

Durant la session plénière organisée au Parlement Européen du 14 au 17 juin, les eurodéputés se sont mis d’accord en première lecture sur plusieurs points de réforme de l’étiquetage alimentaire, notamment dans le but de permettre au consommateur d’avoir des informations nutritionnelles suffisamment claires et précises pour qu’il puisse orienter son choix en fonction de ses besoins. Les eurodéputés ont tenté de trouver un juste équilibre entre le droit à l’information des consommateurs et les coûts et procédures imposés aux producteurs pour changer d’étiquetage.
Tout d’abord, le nouveau règlement rend obligatoire l’indication de certaines données nutritionnelles pour tous les produits : quantités de calories, graisses, graisses saturés, sucres lents, sucre et sel devront désormais figurer sur l’étiquetage. De plus, les députés souhaiteraient que les teneurs en protéines, fibres et graisses trans soient également mentionnées. Pour plus de clarté et pour faciliter la comparaison, ces teneurs devront toujours être exprimées en pourcentage (pour 100g ou 100ml).
Le système de feux tricolores sur l’emballage pour indiquer le niveau de qualité nutritionnelle du produit (rouge pour les produits moins sains et vert pour les plus sains) a, quant à lui, été rejeté.
Par ailleurs, la liste des produits sur lesquels doit figurer le pays d’origine (actuellement, bœuf, poisson, huile d’olive, fruits et légumes frais, miel et vin) va être étendue à toutes les viandes, volailles, produits laitiers ainsi qu’à tous les aliments composées d’un seul ingrédient.
Enfin, les eurodéputés rappellent que les allégations nutritionnelles continueront d’être soumises à l’étude de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) pour être validées et autorisées.
Notons que cette réforme ne concerne ni les produits non-préemballés et artisanaux ni les boissons alcoolisées, à l’exception des « alcopops », mélanges alcoolisés sucrés destinées aux jeunes. En effet, les députés demandent que celles-ci soient mieux étiquetées et séparées des rayons des boissons sans alcool.
S’agissant de l’entrée en vigueur de cette réforme, les députés devront probablement re-légiférer en deuxième lecture mais pour l’instant, il est prévu que les industriels de l’alimentaire disposent d’une période d’adaptation de trois à cinq ans, en fonction de la taille de l’entreprise.
le 22 Juin 2010

Le lait dans l’Antiquité : symbolique et usages variés selon les civilisations

Le lait semble être un produit qui fascinait les civilisations antiques, comme en témoignent de nombreux récits de la mythologie. Souvent associé aux divinités et aux cultes religieux, il peut être source de méfiance ou d’admiration selon les cultures.
 
·        Chez les Grecs
 
Dans la mythologie grecque, le lait revêt une image ambivalente : c’est la nourriture des dieux mais les populations qui en boivent sont considérées comme des « barbares galactophages ». Les Cyclopes sont un exemple de ces peuples arriérés, buveurs de lait, que les Grecs dénigrent. Pourtant, l’allaitement est très favorisé en Grèce car c’est le seul et unique moyen de transmettre les vertus guerrières du sang ancestral. Mais, pour les Grecs, les bébés ne sont que de petits animaux, ce qui montre encore que le lait est une boisson réservée aux êtres non civilisés. Le lait est également associé à une certaine nostalgie de l’âge d’Or, du monde de l’enfance, de la naïveté et de l’innocence, ce qui explique peut-être le ressentiment des Grecs à l’égard de cette boisson. Cependant, dans certains cas particuliers, le lait est présenté comme un remède contre la vieillesse, un véritable élixir de jeunesse…
 
Dans le cadre religieux, le lait était utilisé pour les morts comme offrande, sous forme de libation. Les Grecs croyaient qu’à l’instar du miel, le lait avait le pouvoir de redonner la vie aux morts.
 
Quant aux scientifiques grecs tels que Aristophane, ils évoquent le lait comme étant un aliment (et non une boisson) aux vertus très nutritives mais c’est la description des effets secondaires gênants (maux de tête, de ventre, « vents »…) qui prédomine dans la littérature scientifique.
 
Les Grecs consomment davantage de fromage que de lait. Ils fabriquent des petits fromages ronds en laissant le lait fermenter dans des panses d’animaux abattus. Ces fromages se dégustent frais ou secs. Le fromage frais est un aliment très prisé, réservé aux catégories sociales aisées et le fromage sec s’utilise plutôt comme un condiment, sous forme râpée. Les scientifiques sont cependant aussi réticents à l’égard du fromage qu’à l’égard du lait : ils se méfient du caractère indigeste d’un aliment encore plus épais que le lait et conseillent de le consommer en petits morceaux. On constate, en outre, qu’il y a très peu de vocabulaire décrivant le fromage dans la littérature grecque, signe que ce n’était vraiment pas une composante essentielle de leur régime alimentaire. Pfffff… Ils sont fous ces Grecs !
 
·        Chez les Indiens
 
Le lait est également très présent dans la mythologie hindouiste : il est associé au rituel sacrificiel et à des valeurs toujours positives.
 
Les peuples nomades du Caucase, ancêtres des Indiens, sont des guerriers et surtout des pasteurs, très soucieux de leurs cheptels (chevaux et vaches), qui constituent leurs seules richesses. Comme en témoignent les textes Védiques, ces populations avaient une religion basée sur l’idéologie sacrificielle, avec une grande prédilection pour les liquides tels que l’eau, le sang et le lait, qui sont des vecteurs d’énergie, des fluides porteurs de vie. Les textes racontent qu’une boisson appelée « lait » mais qui était en fait un suc extrait d’un champignon hallucinogène (le Sauma) était utilisée dans les rites sacrificiels des mortels, qui la partageaient avec les divinités autour des autels.
 
Le lait apparaît aux Indiens comme une boisson miraculeuse car il sort directement chaud donc « cuit » de la vache, animal sacré. Et oui, un micro-ondes vivant, à cette époque, normal que ce soit un peu impressionnant ! Les Indiens ont donc créé un mythe (légèrement érotique…) pour expliquer cet étrange phénomène. Au commencement, les dieux créèrent la vache, animal représentant le sacrifice même, la source de toutes les nourritures, et le Dieu Agni, dieu du feu, responsable de la cuisson des aliments, désirait profondément cette vache… et là… boum boum crac… ce qui devait arriver arriva : la semence du dieu Agni pénétra la vache et donna ce fameux lait « cuit ».
 
Dans la mythologie Indienne, le lait est également associé à la blancheur de l’aube, aux forces du jour qui ont réussi à combattre celles de la nuit pour que le matin arrive… Il y a d’ailleurs un rituel, au crépuscule du jour, qui consiste à verser une cuillère de lait dans un liquide bouillant sur le feu.
 
Plusieurs mythes hindouistes font aussi référence au beurre issu du lait grâce au barattage. Le dieu Krishna (huitième avatar de Vishnou) a par exemple été recueilli par des vachères qui barattaient le lait pour faire du beurre « doré ». Ce mythe associe au beurre les valeurs de la transformation par l’effort ; le beurre est « l’essence » du lait, que l’on obtient par un travail « d’alchimie magique ». Il existe également un mythe de la « re-création » faisant référence au barattage : les dieux et les démons barattent un océan de lait d’où surgissent quantités de créations. Le mouvement circulaire et alternatif du barattage, comme celui du cosmos, permet de créer du nouveau, de restaurer l’ordre à partir du désordre originel… euh…ils sont fous aussi ces Indiens !
 
 
le 16 Juin 2010

Auchan restructure Simply Market

Auchan est en train de restructurer son nouveau format Simply Market à la suite des mauvaises ventes enregistrées par cette enseigne. Le nombre de SKU passera de 10 000 à environ 11 000. Des promotions sont à nouveau lancées, ainsi que des comptoirs de vente au détail. Des changements sont en cours pour conquérir les consommateurs qui préfèrent les promotions, ainsi qu’une vaste offre en termes de gammes de produits.

le 16 Juin 2010

Les MDD bio ont le vent en poupe

Le marché des produits issus de l'agriculture biologique a atteint en 2009 près de 2 % du chiffre d’affaires total de l’alimentaire, soit un peu plus de 3 milliards € (+400 M€ vs 2008).

 

 

Actuellement, les enseignes de distribution représentent 45 % de l’offre en produits biologiques, loin devant les réseaux spécialisés (26 %) ou la vente directe (12 %). Leur part de marché ne cesse de grimper, à l’image des récents lancements de gammes de MDD Bio. Le marché de l’ultra-frais Bio par exemple, (80 M€ en 2009, en hausse de 23,5 %), les MDD représente 34 % du CA, juste derrière le leader Vrai qui détient 38 % du CA, avec une progression de 41 % sur un an !

 

Monoprix, Carrefour et Casino comptent déjà entre 150 et 300 références Bio. Auchan a annoncé mi-mai le lancement de 50 produits Bio à moins d'un euro sous sa propre marque. Dans la course à la vente Bio, les grandes surfaces jouent sur de gros volumes - matières premières ou produits transformés - souvent importés, avec des coûts de production moins chers à l'étranger.

L’offre française en produits Bio restant encore inférieure à la demande, plusieurs syndicats agricoles redoutent l’opportunisme de la grande distribution ainsi qu’une hausse des volumes importés. Ceux-ci représentent déjà 38 % des denrées bio consommées dans l'Hexagone.

(Rémin Pin - Process Alimentaire 15 juin 2010)

le 15 Juin 2010

Les chiffres clés de la filière céréalière en France :

• 54 milliards d’euros de chiffre d’affaires
• 520 000 emplois
• 600 entreprises de 1ère transformation
• 35 000 entreprises de 2ème transformation

Les céréales constituent la base de l’alimentation dans de nombreux pays. En France, la consommation de pain représente 165g par jour et par personne. Les Allemands sont les plus gros mangeurs de pain en Europe. Par contre, la France garde la spécificité culturelle de la baguette, particulièrement populaire. (Source : AEMIC - 2010)

le 15 Juin 2010

Aux origines de la domestication animale et de la consommation du lait…

Suite à un colloque organisé par l'OCHA sur les Cultures des Laits du Monde, plusieurs articles paraîtront sur ce thème. Entamons cette série avec les origines de la consommation du lait...

 

Manger de la viande issue de l’élevage, boire du lait… Tout cela nous paraît bien naturel… Pourtant, c’est bien grâce à un certain Homo Sapiens, qui a eu l’idée de domestiquer les ruminants il y a environ dix mille ans, que nous pouvons aujourd’hui nous délecter de l’onctuosité de nos yaourts, du goût de nos fromages…
 
Entre la fin de l’ère glaciaire et le début de la période tempérée de l’Holocène, les Hommes sont progressivement passés du statut de chasseurs-cueilleurs à celui d’éleveurs-agriculteurs, selon un processus appelé la « néolithisation ». C’est au Proche-Orient qu’est apparue la domestication des principales espèces que nous élevons aujourd’hui en Europe (chèvres, moutons, porcs et bœufs).
 
A Chypre, sur des ossements de sangliers datant de 9900-9300 avant JC, on relève les premières traces de domestication, principalement via l’observation de la diminution de la taille des espèces. Cependant, on sait que ce n’est qu’à partir de la fin du 8e millénaire avant JC que l’Homo Sapiens se nourrit davantage de viande issue de l’élevage que de viande issue de la chasse. Se pose alors la question de l’usage de la domestication entre le 10e et la fin du  8e millénaire avant JC ? Le lait des ruminants était-il déjà utilisé ? Si oui, cela remettrait en cause la grande théorie de la révolution secondaire élaborée par Andrew Sherratt. En effet, cette théorie avance que l’Homme aurait utilisé, dans un premier temps, les produits primaires des animaux d’élevage (carcasse et viande) puis, seulement à partir de 3000 avant JC, il aurait commencé à s’intéresser aux produits secondaires tels que le lait ou la laine. En réalité, plusieurs autres arguments contredisent cette idée : il existe des traces d’exploitation du lait datant de 7000 avant JC au Proche- et Moyen-Orient et l’étude des peintures rupestres du Sahara fournit des preuves directes de l’apparition de la traite du lait avant le 5e millénaire av. JC.
 
Grâce au programme LECHE, nous allons savoir quand l’usage du lait est apparu mais aussi sous quelle forme il était consommé dans les différentes régions du monde. Pour cela, trois éléments sont étudiés :
-         les indices d’une diminution de l’âge à l’abattage (comme la diminution de la taille des dents dans les ossements retrouvés) signifiant qu’on tue les petits pour exploiter le lait,
-         les traces de lipides de l’animal au niveau des poteries,
-         la présence du gène de persistance de la lactase, qui renseigne sur la capacité à digérer le lactose, donc le lait.
C’est le premier indicateur qui a permis de mettre en évidence l’exploitation du lait 4000 ans avant la supposée révolution secondaire. Le second a révélé des traces de la consommation de produits laitiers dès le 6e -5e millénaire avant JC. Enfin, la présence de la lactase à l’âge adulte renseigne sur le mode de consommation du lait : par exemple, si dans une région à une époque donnée, les deux premiers indicateurs sont validés mais que la lactase n’est pas conservée chez l’adulte, cela signifie que le lait devait être consommé sous la forme de yaourt, fromage, beurre…, c’est-à-dire de produits ne nécessitant pas la présence de lactase pour être digérés, contrairement au lait.
 
Les représentations rupestres de la traite dans le Sahara ont été classées en deux catégories selon la théorie classique de la révolution des produits secondaires : la période bovine ancienne où les pis ne sont pas représentés car on ne s’intéresse qu’à la carcasse et à la viande et la période bovine moyenne où la présence très marquée des pis traduirait l’intérêt porté à la traite. Cependant, l’application de cette théorie au Sahara est tout à fait discutable. En effet, de nombreux dessins prouvant l’existence de la traite ont été retrouvés sur un axe allant de la Mésopotamie à l’Algérie et les plus anciens datent du 5e millénaire avant JC… Ces preuves directes de la pratique de la traite sont des représentations d’hommes debout au niveau du postérieur des vaches, vraisemblablement en train de souffler dans leur vagin : c’est la technique de l’insufflation, encore utilisée de nos jours dans certaines tribus primitives, qui permet de déclencher le réflexe de lactation malgré l’absence du veau. De plus, sachant que l’élevage du bétail s’est diffusé, dans le Sahara, depuis l’Ouest vers l’Est et que les dessins les plus anciens de cette pratique se situent plutôt à l’Est, il est très probable qu’il en existe des représentations antérieures au 5e millénaire avant JC.
 
le 11 Juin 2010

« 94% des Français considèrent la cuisine fait-maison comme source de plaisir et d’épanouissement » - Sources : étude TNS Sofres 2010

Cours de cuisine, émissions de télévision dédiées à l’art culinaire, livres de recettes, événements tels que « La Semaine du Goût » ou encore « Cuisine en fête »… L’art de cuisiner connaît un engouement sans précédent ! Au coeur de cette pratique, les produits de préparation culinaire séduisent de plus en plus les consommateurs par leur performance, leur fonctionnalité et leur look design. En témoignent les résultats positifs des ventes1 d’appareils tels que les robots (+27%), batteurs (+4%), mixeurs (+2%), blenders (+14%), hachoirs (+69%), ou encore les presseagrumes (+11%) et les friteuses (+3%).

 

 

Selon l’étude TNS Sofres, 97% des Français font ou ont dans leur foyer quelqu'un qui pratique la cuisine fait-maison. Cet intérêt des Français pour le fait-maison ne se limite pas pour autant à la cuisine ! En effet, 83% des Français qui font eux-mêmes la cuisine pratiquent le fait-maison dans d’autres domaines tels que le bricolage, la décoration, la culture des fruits, légumes ou herbes aromatiques dans leur jardin ou sur leur terrasse, ou encore dans le domaine de la beauté (soins, épilation, coiffure).

 

La maîtrise de l’alimentation arrive en tête des motivations à l’origine de la pratique «fait-maison» (74% des individus interrogés l’évoque). Plus que jamais, les Français se soucient de leur alimentation et de la qualité des produits qu’ils consomment. Exit les plats préparés, les soupes ou jus tout prêts, riches en sucre ou en sel ! Les consommateurs préfèrent désormais « mettre la main à la pâte » et préserver ainsi leur santé. Le plaisir et la convivialité font également partie intégrante de cette pratique : ces deux notions sont citées par 73% des personnes interrogées sur leurs sources de motivation. Aussi bien pour les femmes que pour les hommes, cuisiner (re)-devient un loisir auquel on consacre du temps et que l’on peut partager avec ses proches. Loin d’être perçu comme une contrainte ou une nécessité, préparer ses repas est source de plaisir pour 94% des Français. Ces derniers s’investissent réellement dans la pratique culinaire : cela se traduit par des démarches de recherche d’informations sur Internet ou par le suivi d’émissions de TV ou de radio. Si seulement 7% des personnes interrogées ont suivi des cours de cuisine, 51% d’entre eux s’y intéressent.
La notion de partage est également centrale : 7 personnes sur 10 préfèrent cuisiner à plusieurs, avec par ordre de préférence leur conjoint, leurs enfants, d’autres membres de leur famille, leurs amis et enfin leurs invités. A ce titre, 87% estiment que cuisiner avec leurs enfants participe à la transmission d’un héritage et de valeurs familiales.
23% estiment par ailleurs que la cuisine « fait-maison » est une forme de valorisation de soi, notamment parmi les moins de 35 ans. La connotation ringarde de la cuisine fait place désormais à une image beaucoup plus positive, véhiculée notamment par la montée en puissance des cours de cuisine et des émissions de télévision.
Si le « fait-maison » apparaît comme une solution idéale pour réaliser des économies et préserver son pouvoir d’achat, notamment face à l’envol des prix des plats préparés, la dimension économique est citée par seulement 12% des Français comme principale source de motivation, derrière la santé (34%), le plaisir (22%) et la convivialité (21%) et devant le savoir-faire (8%) et le respect de l’environnement (3%).

 

En moyenne, les Français préparent eux-mêmes 3,9 plats différents. Les plats cuisinés/de résistance arrivent en tête des plats « fait-maison » les plus courants (85% des individus disent les préparer eux-mêmes), devant les soupes/purées (76%), les pâtisseries/gâteaux (65%), les entrées/terrines/quiches/pâtés (58%), etc.
La cuisine « fait-maison » recrute en permanence de nouveaux pratiquants, quel que soit le type de plats. L’exemple le plus probant reste celui du pain : 60% des Français disent avoir commencé à préparer eux-mêmes leur pain ou à en faire plus souvent au cours des deux dernières années. Pour tous les autres types de plats, la moyenne est de l’ordre de 30%. pmichel@gifam.fr

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